
José Valente, commandant du « Princess Danae ».
Concentrée à envoyer mes derniers papiers via le Wifi sur le blog de cette croisière-pèlerinage, Patricia, « programme coordinator » (alors là je me creuse la tête pour trouver un équivalent en français : « coordinatrice à bord » ?) , me demande si je suis toujours d’accord pour monter à la passerelle et rencontrer le commandant. « Heu, maintenant ? » je bafouille.
Ce jeudi 2 juin 2011 est une journée en mer et donc l’occasion de me reposer un peu et d’envoyer les articles en retard. « Vous pouvez me laisser encore 15 minutes, Patricia ? » Le temps de me préparer psychologiquement avant d’aller discuter une demi-heure avec le fameux José Valente.
Je découvre un homme affable sur la passerelle, qui offre une vue panoramique sur l’avant du Princess Danae. Cette partie du bateau est interdite au public. Mais, il y a toujours des exceptions, surtout quand il s’agit de nourrir le blog de la croisière.
Ce qui est rassurant en observant le commandant est de voir à quel point il aime son bateau, un paquebot de croisière à « taille humaine », comme il aime à le souligner. « Je ne pourrai pas travailler sur un de ses monstres des mers – « un mammouth » pour reprendre le terme employé par Visso, la guide grecque que j’ai suivie lors de notre étape à Athènes. C’est impossible de connaître tout le monde. Comment maîtriser la sécurité de millier de passagers ? se demande-t-il. J’aime le côté familial et convivial du Princess Danae. Et ce doit être aussi difficile pour les passagers de voyager de ces gigantesques paquebots. Ils restent anonymes.»
Ce père de deux enfants – une fille de 34 ans et un fils de 27 ans, originaire d’Estoril (Portugal) a su rassembler autour de lui un équipage fidèle de 219 personnes. Dix-huit nationalités différentes cohabitent sur ce paquebot à taille humaine. Mais où loge tout ce beau monde ? Le secret est jalousement gardé…quoique, je n’ai pas vraiment insisté pour le savoir.
En tout cas, il y a peu de turn-over à bord (80 % de l’équipage reste d’une saison à l’autre) , preuve si l’en est que José Valente n’est pas un commandant tyrannique. Enfin, il n’en a vraiment pas l’air !

Une partie de l’état-major du « Princess Danae ». Une belle photo souvenir !
Il n’y a qu’à voir son regard quand il est derrière sa table de travail avec ses cartes – notre commandant n’est pas du genre à s’entourer des derniers gadgets électroniques. Son regard balaye l’horizon, à quoi pense-t-il ? A tous les miles qu’il a déjà parcourus depuis ses débuts sur le Princess Danae ? A la prochaine escale à Civitavecchia, notre deuxième, et dernière, étape en Italie, à sa famille restée au Portugal, à son retour sur terre, en novembre prochain pour deux mois, avant de reprendre la mer ?