Archive pour le mai, 2011

Messages du bord — bulletin n°4 du mardi 31 mai 2011

Mardi, mai 31st, 2011

De Mimy et René Lefrancq, de Dordogne.

 

De Mimy et René Lefrancq, de Dordogne.

« Toujours en suivant saint Paul, nous avons quitté Athènes (sous une pluie battante, dommage !) et nous voguons vers Syracuse et Rome. Toute va très bien. Voyage passionnant. On pense à vous, bisous. »

 

 

 

Michelle, de Lyon

 

Michelle, de Lyon

« Tout se passe bien, même plus que bien. J’espère qu’il en est de même pour eux. Le temps du voyage se rétrécit. Je vous embrasse bien fort en attendant de vous retrouver. »

 

 

 

Christiane et Pierre, de Vervins

 

Christiane et Pierre, de Vervins

« Quelle famille de pèlerins ! Notre voyage de noces se passe très bien. Quarante ans de mariage en novembre. Nous étudions l’éventualité de prolonger… le mariage. Est-ce raisonnable ?

Bonjour à tous nos amis vervinois !

Vivement une croisière sur le canal de l’Ourcq ! »

L’insolite du jour : au salon de coiffure

Mardi, mai 31st, 2011

Une petite pause chez Maria, la coiffeuse du Princess Danae.

Une journée en mer, c’est une journée de repos mérité. Mais que faire en ce dernier jour de ce joli mois de mai ? Et si j’allais chez le coiffeur ? Et plus exactement au salon de Maria, avec vue sur la mer du 4e pont du Princess Danae.

Cette spécialiste de l’art capillaire vient de Roumanie. Elle chouchoute vos cheveux, mais elle peut aussi prendre soin de vos pieds, vos mains, votre dos. Maria a des doigts en or et une bonne humeur communicative.

Demain, le paquebot accostera à Syracuse, en Sicile. Une journée chargée nous attend. Il paraît que les glaces de la ville sont les meilleures d’Italie. Une information à vérifier, naturellement ;-)

 

Estelle Couvercelle

Une heure de plus !

Mardi, mai 31st, 2011

Super, cette nuit les pèlerins dorment une heure de plus. En voguant vers l’ouest, arrive le moment d’avancer nos montres – et réveils – d’une heure. A minuit, il n’est que 23 heures. Les pèlerins ont ainsi la possibilité de profiter plus longtemps de la soirée !

 

Estelle Couvercelle

Le « pèleri-orage » à Athènes

Mardi, mai 31st, 2011

Robert, de Lagny-sur-Marne, Françoise, de Perpignan et Nelly, de Beaujency. Trois pèlerins courageux ayant bravé l’orage.

L’après-midi du 30 mai est consacrée à Athènes. Avant de prendre la route pour Corinthe, l’apôtre Paul s’était rendu dans la célèbre cité .Mal lui en a pris ! Sa prédication sur le rocher de aréopage, au pied de l’Acropole, a été un flop. Les Athéniens se sont moqués de la « résurrection des morts ». Seuls Denys, membre de aréopage, et Damaris, une citoyenne grecque se convertissent.

 

On garde le sourire, même si les éléments se déchaînent, comme le P. Patrick Zago.

 

 

Plus de deux mille ans plus tard, la visite de l’Acropole peut être considérée comme un flop : un orage s’étant abattu sur la capitale grecque. Les plus courageux de nos pèlerins – une majorité  – affrontent les éléments lors de l’ascension de la colline où trône le Parthénon. Ils franchissent de véritables cascades d’eau.

« Ce n’est pas un pèlerinage, mais un péleri-orage », lance Robert, du haut de ses 80 ans. Cet habitant de Lagny-sur-Marne ne se démonte pas. Calmement, aidé par sa canne, il s’aventure tout au bout de l’Acropole. Bravo !

Le lieu est désert. Imaginez ce site rien que pour nous ! La pluie cesse. Le flot de touristes s’est réfugié les cafés alentour, au pied de l’Acropole. Le panorama sur Athènes est sublime.

 

Estelle Couvercelle

L’ambassadeur de France, l’invité surprise du déjeuner !

Mardi, mai 31st, 2011

Christophe Farnaud, ambassadeur de France à Athènes.

 

Après l’étape corinthienne durant la matinée du 30 mai 2011, les pèlerins se remettent de leurs émotions en partageant un déjeuner dans un très chic hôtel au centre-ville dans la capitale grecque.

Un invité surprise est arrivé pour le café, en la personne de Christophe Farrnaud l’ambassadeur de France à Athènes. Il a la gentillesse de nous faire partager sa passion pour ce pays, mais aussi de revenir sur son importance stratégique pour la construction européenne, son rôle dans la stabilité géopolitique dans le Bassin méditerranée ou encore son importance dans les relations avec les Balkans, la Russie, la Turquie, sans oublier la problématique des flux migratoires.

Un excellent exposé qui révèle que la Grèce n’est pas seulement une destination touristique ou encore un petit pays de 11 millions d’habitants (dont la moitié est concentrée dans l’agglomération athénienne). Elle reste un Etat plein de ressources en dépit de la crise économique.

Christophe Farnaud a insisté aussi sur l’hospitalité grecque. Un atout « stratégique » que nous avons pu profiter pendant ces trois jours en Grèce.

Cap plein ouest, vers la Sicile à présent !

 

Estelle Couvercelle

Le lexique amoureux d’Anastasia

Mardi, mai 31st, 2011

Alors que nous sommes dans les eaux internationales, je me remémore le lexique « amoureux » d’Anastasia, une des guides grecques qui nous a accompagnés pendant trois jours.

Bien entendu, elle m’a proposé d’écrire ces mots doux en alphabet grec. Pas question ! Je n’ai pas le clavier d’ordinateur adapté.

Alors, voici quelques mots doux que vous pourrez  répéter au retour de nos pèlerins.

— « Kardia mou » : mon cœur
— « Psyché mou » : mon âme
— « Agapi mou » : mon amour
— « Eros mou » : mon coup de foudre
— « Fili(a) Fili(a) » : bisou(s) bisou(s).

Estelle Couvercelle

Corinthe, l’accueillante

Mardi, mai 31st, 2011

Le site archéologique de Corinthe.

« Au premier siècle de notre ère, Corinthe avait une réputation sulfureuse », rappelle le P. Patrick Zago.

Prostituées divinités…  La cité portuaire est un lieu de jouissance et se démarque d’Athènes, la sage, la philosophe.

En dépit de cette « renommée », Paul ira prêcher à Corinthe. Qui aurait-pu prédire qu’il y convertirai la population ?

Certes, ce ne fut pas facile, surtout avec les juifs. Mais le gouverneur de Corinthe donna raison à l’apôtre.

 

Lecture d’un extrait des « Actes des apôtres » et prière par le P. Patrick Zago.

De la Corinthe antique où Paul séjourna, il reste un magnifique site archéologique avec notamment les vestiges du « bema », le tribunal devant lequel passant Paul.

Aujourd’hui, une équipe d’archéologues continuent à déblayer le terrain. C’est une fondation américaine qui financent les travaux. « La Grèce accueille quelque 5 000 sites archéologiques , nous précise Visso, notre guide du jour. Il est impossible pour l’Etat de financer tous les chantiers. »

 

Deux archéologues en plein travail dans les ruines du « bema ».

 

C’est pourquoi des fondations étrangères viennent apporter leur soutien logistique et financier.

Pour le plus grand plaisir des touristes, mais aussi pour les pèlerins, en l’occurrence ceux qui visitent le site de Corinthe.

La matinée s’achève. Direction, Athènes, qui ne fit pas le même accueil à saint Paul !

Estelle Couvercelle

Corinthe et son canal vertigineux

Mardi, mai 31st, 2011

Le canal de Corinthe.

« Arrêt photo au canal. Donner 15 minutes maxi. » Tels sont les « ordres » donnés aux pèlerins ce lundi 30  mai 2011 pour découvrir le fameux canal de Corinthe. Le timing est respecté… à peu de chose près, le temps d’acheter quelques souvenirs à la boutique d’à côté et surtout de faire le plein de cartes postales pour cette dernière journée en Grèce.

Long de plus de 6 kilomètres, large de 24 mètres (j’ai retenu les commentaires de Visso). Un pont surplombe cet ouvrage du XIXe siècle.

Là encore, ceux qui ont le vertige ont eu bien du courage pour faire leurs photos. L’eau turquoise est, en effet, 80 mètres plus bas, si bien que certains ne s’attardent pas à contempler le canal – j’en fais partie ! J’ai préféré faire la photo du car. Courageuse, mais pas téméraire, la petite Estelle !

Estelle Couvercelle

La honte de ma vie !

Mardi, mai 31st, 2011

Ce mardi 31 mai 2011, nous passons la journée en mer. C’est très bien : les pèlerins vont pouvoir un peu se reposer après quatre jours particulièrement denses.

C’est moins bien pour moi. Comment vais-je pouvoir envoyer le journal de bord ? En effet, le Princess Danae vogue sur les eaux internationales et il n’y a aucune côte en vue et donc aucun réseau local sur lequel se connecter pour accéder à Internet.

Reste donc la solution de se brancher sur le réseau sans fil du bateau. Les passagers peuvent acheter une carte avec laquelle ils bénéficient d’un crédit d’heure – enfin de minutes, 50 minutes en l’occurrence – un mot de passe et un identifiant.

Et ensuite, vogue la galère pour moi, car je ne parviens pas à me brancher sur le Wifi. Je demande l’aide d’une hôtesse d’accueil. De fil en aiguille, je monte dans l’échelon de l’équipage – et je passe du 6e pont au 3e par la même occasion – pour trouver la personne capable de détecter le problème. Personne ne trouve.

Il reste le pro du paquebot, à savoir Boris, le « radio officer », le chargé des transmissions. Je bredouille en anglais que je ne parviens pas à me connecter sur le Web. Très calme, Boris jette un coup d’œil sur l’ordinateur.

Je vous le jure, il ne lui a pas fallu cinq secondes pour me dire « You’re log out. » (Vous êtes débranchée). « Yes, I know ! » (Oui, je sais). Il ze répète : « You’re log out » en me pointant un voyant rouge au-dessus du clavier d’ordinateur.

Et là, je vous jure, si j’avais pu me cacher quelque part… La honte de ma vie. Boris active l’icône correspondant au réseau Wifi avant de me jetter un regard moqueur.

Pas de commentaire. Boris n’est pas un bavard. Il se lève et calmement va rejoindre les officiers sur le pont supérieur du Princess Danae. Ma réputation est faite : « Je suis une idiote, un peu fofolle. »

P.S. : Bien sûr, il n’est pas question d’immortaliser cet épisode avec une photo !

Estelle Couvercelle

« Le mammouth » de Visso

Mardi, mai 31st, 2011

Le port du Pirée.

Troisième escale en Grèce. Nous arrivons au Pirée, en ce matin du 30 mai 2011. C’est toujours impressionnant d’entrer dans un port, surtout quand ce dernier est le troisième en importance dans le Bassin méditerranée (après Gênes, en Italie, et Marseille, en France).

 

Le Pirée donc, avec sa file de cargos et de paquebots de croisière, qui attendent les uns derrière les autres leur tour pour accoster. Connaissant les embouteillages, notre commandant avait décidé la veille d’appareiller un peu plus tôt de Kavala.  Quel flair, ce José Valente !

Le Princess Danae manoeuvre à côté d’un « mammouth », c’est le terme employé par Visso, notre guide grecque pour cette  journée. Elle nous accompagnera à Corinthe, puis à Athènes.

Visso est une vraie mère pour les pèlerins. Un petit bobo, elle court à la pharmacie, une question difficile ; elle prend le temps de se documenter, soucieuse de fournir une réponse correcte et simple ;  un temps de prière, elle est là, participant avec les pèlerins à ce moment de recueillement. Bref, Visso est une perle !

Estelle Couvercelle