
Embarquement immédiat sur la chaloupe avec Catherine et André, de Haute-Savoie.
On a tous dans la tête les premières paroles de la chanson d’Henri Salvador quand le Princess Danae arrive au petit matin du mercredi 1er juin dans le port de Syracuse, la célèbre cité sicilienne.
Pour la première fois lors de cette croisière, les passagers rejoignent l’embarcadère en chaloupe, donnant à cette escale italienne un petit côté romantique. Les embarcations peuvent transporter jusqu’à 80 personnes. Aucun accident n’est à déplorer. Je vous le dis : nos pèlerins ont maintenant le pied marin !

Impressionnant, ce débarquement en chaloupe !
Bon, ce n’est pas tout d’arriver entier sur terre, encore faut-il suivre le rythme des visites. Cap vers le nord de Syracuse… pour s’arrêter au « paradis », pour reprendre le terme employé par notre guide du jour, le charmant et charmeur Biagio.
Le paradis a élu domicile dans la zone archéologique. Un écrin de verdure chargé d’histoire avec son plus grand théâtre monolithique du monde, datant de la période grecque. Encore aujourd’hui, on y joue les plus grandes tragédies en langue italienne.

Visite du parc archéologique de Syracuse.
Des vestiges mis en valeur par la présence de plusieurs essences qui, du nord de la France, nous apparaissent exotiques : datura, câprier, grenadier, acanthe, oranger, citronnier, laurier
rose… Essayer d’en voir en Picardie, d’où je suis originaire ! Le moment fort de cette visite sur le site archéologique est le passage sous une immense voûte de calcaire. Et voilà Biagio entonnant Santa Lucia. Sa voix puissante résonne. Magnifique !
La visite s’achève avec l’amphithéâtre romain. Vite, vite, les cars nous attente pour nous conduire au sud de Syracuse. Direction les catacombes de saint Jean et la crypte de San Marziano où se trouve un autel dédié à saint Paul.

Sur le site de la crypte de saint Marcien avec François et Fernande.

La cathédrale de Syracuse.
Hé oui, j’avais presque oublié la raison de cette halte à Syracuse ! Souvenez-vous, la dernière fois, c’est à Corinthe, en Grèce, que nous avons laissé Paul. Ce dernier ira prêcher en Sicile, et plus précisément à Syracuse.
L’activité portuaire de la ville, reconnue dans le monde antique depuis sa participation dans la guerre du Péloponnèse et la victoire sur la flotte d’Athènes, explique l’escale sicilienne de Paul. Le lieu s’avère bien adapté pour ses prédications. Il prêche notamment dans la crypte de saint Marcien, martyrisé sous le règne de Gallien et Valérien.
Voilà pour le côté sérieux de mon exposé. Ah, j’oubliais, la messe du jour a été célébrée dans un lieu magnifique, à la cathédrale (construite sur le site du temple dédié à Athéna), sur la Piazza del Duomo. Sur la même place, se dresse la Basilique Santa Lucia (la patronne des Siciliens) qui abrite la célèbre toile du Caravage : La mise au tombeau de sainte Lucie.

Bye bye Syracuse !
Une journée très dense donc à Syracuse, mais qui nous a laissés du temps pour circuler dans les ruelles pittoresques de l’île d’Ortygie. Quel plaisir de se promener le nez au vent, sans courir. C’est la première fois que j’ai le temps de faire du shopping ; une activité non négligeable du pèlerin.
Au fait, j’ai pensé à tous ceux restés à quai, enfin je veux dire à la rédaction du journal Pèlerin, à Montrouge dans les Hauts-de-Seine. Mardi prochain, ce sera « pot » sicilien avec vin français au bureau. Au menu : fromage et saucisson.
Estelle Couvercelle