Le "Princess Danae".

Il était une fois un chantier naval. (C’est toujours la même histoire au début quand on parle de bateau, n’est-ce pas ? ) Des milliers d’ouvriers oeuvraient à la construction d’un cargo mixte – c’est-à-dire un navire qui accepte aussi bien des marchandises que des passagers.

Le chantier a débuté le 10 mars 1955, à Belfast, en Irlande du Nord. Il s’achève au bout de quatre mois. (On ne chôme pas sur les chantiers !)

A l’époque (rappelez-vous, nous sommes en 1955), le bateau se fait connaître sous le nom de Port Melbourne et assurait la liaison entre l’Angleterre et l’ Australie.

Durant sa longue carrière  sur les eaux internationales, il a été rebaptisé cinq fois, passant sous différents pavillons (anglais, grec, panaméen, libérien, portugais).

En 1977, il est transformé en paquebot de croisière. Par la même occasion, il change de nom : d’abord Danae, puis, en 1996 : Princess Danae.

Le paquebot vogue aujourd’hui sous pavillon portugais. (D’ailleurs, le commandant, José Valente est portugais, tout comme la majorité de l’équipage. Attention, le grand manitou à la cuisine est français !)

Merci à Gérard Florent pour m’avoir fait partager ses connaissances. Ce pèlerin à bord du Princess Danae est un passionné d’histoire maritime et membre de l’Association du musée de la marine et de la World Ship Society. Les commentaires entre parenthèses sont les miens, je n’ai pas pu m’empêcher d’apporter mon grain de sel !

Estelle Couvercelle

Commentaires(3) Dimanche 29 mai 2011


Ce samedi soir, nous inaugurons une rubrique « Les messages de bord dès pèlerins ».  Ils ont aimé, détesté, ils ont été émus, déçus, surpris… A bord de notre paquebot, chacun peut venir me voir pour me faire part de ce qu’il ressent lors de cette croisière-pèlerin. C’est aussi l’occasion de passer des messages à la famille.  Alors, depuis ces trois jours, comment ça va ?

Jean-Pierre : « Quelque chose qui m’emporte »

« La découverte des Météores m’a permis de monter dans la foi. Imaginer ces religieux qui sont arrivés au Xe siècle et ont construit des choses que l’on ne construit plus maintenant. (…) Je me suis posé la question de savoir comment les moines montaient dans leur monastère. Je suis impressionné par leur vie simple, sans artifices. C’est très émouvant de les imaginer vivre ainsi.

(…) Au retour à bord du Princess Danae, en ce qui concerne la célébration dans le grand salon du navire, je ne m’attendais pas à ce que la salle soit comble. Magnifique, c’est quelque chose qui emporte. »

Mimy et René Lefrancq : « Une croisière inoubliable »

« Vous êtes dans nos pensées  tout au long de cette croisière-pèlerinage inoubliable. Bisous à tous ! »

Jean-Mimi : « Emerveillement »

« Aussi spectaculaires que les pyramides, ces monastères construits sur des rochers, où vivent des moines coupés du monde extérieur et consacrant leur vie aux prières, m’ont émerveillé. » Gros bisous. »

Gérard Florent : « Qu’en aurait pensé saint Paul ? »

« Saint Paul aurait apprécié l’accueil et les qualités nautiques de ce paquebot traditionnel qui est toujours en bonne santé malgré son grand âge (1955 et les moteurs sont toujours d’origine apparemment). »

Commentaires(6) Dimanche 29 mai 2011


Le « téléphérique » à cabine individuelle des Météores.

Vous connaissez le système de téléphérique en montagne, je vous propose de découvrir aujourd’hui celui des Météores…

Il s’agit d’une cabine individuelle qui conduit un moine à la porte de son monastère.

Très ingénieux comme système… et très impressionnant à voir, je vous assure !

En tout cas, le gain de temps est assuré. Finies, les centaines de marche à gravir !

Pour ceux souffrant du vertige, je déconseille d’emprunter ce« moyen de transport » !

Estelle Couvercelle

Commentaire(1) Samedi 28 mai 2011


 

L’imposant monastère de Varlaam.

Ce samedi 28 mai 2011, nous avons débarqué du port de Volos, en Grèce continentale, et plus exactement dans la province de Thessalonie, si vous voulez tout savoir. Quand nous sortons du Princess Danae, le port est désert à 8 heures du matin. Nous accédons à nos cars après avoir longé une rangée de conteneurs. Pas très balnéaire comme cadre. Ça nous change de Kusadasi (Turquie), d’où nous avons appareillé hier.

 

Deux heures de route plus tard, c’est l’émerveillement en apercevant les tout premiers monastères byzantins des Météores. Chacun est perché sur un piton rocheux de grès. Pour la visite des sites, les femmes porteront des jupes longues et se couvriront les épaules. Quant aux hommes, ils sont interdits de short et autre bermuda. Le pantalon « long » est de rigueur. On ne badine pas avec les rites orthodoxes !

Ce qui nous saute d’abord aux yeux, c’est un cadre naturel unique avec ces roches ciselées depuis des millénaires par l’érosion. Ensuite, s’offre aux pèlerins une région unique au monde, propre au recueillement. Les moines y ont élu domicile depuis le Xe siècle.

Le groupe de pèlerins animé par le P. Daniel Gillier.

Avant de bâtir ces splendides monastères, ils ont vécu en ermite dans des grottes. C’est au XIVe siècle, que les monastères sortent de terre, là haut, perchés à quelques 300, voire 500 mètres, surplombant des précipices vertigineux. J’imagine les visiteurs qui souffrent de vertige prendre leur mal en patience pour entre dans ces lieux saints…

 

Une icône de Saint-Georges dans le jardin du monastère Saint-Stephanos.

Les Météores comptent 24 monastères et, à présent, selon notre guide du jour, Georges (son nom est francisé car je ne maîtrise pas l’art d’écrire en cyrillique, et je ne le maîtriserai jamais !), 6 sont toujours « en activité ».

 

En cette belle journée ensoleillée, nous avons l’occasion d’en visiter deux : Varlaam et le monastère de femmes Saint-Stephanos. Etant peu férue d’art byzantin, j’ai appris une chose aujourd’hui : les artistes qui ont décoré ces sites avaient horreur du vide. Pas un pan de mur qui ne soit habillé d’icônes multicolores. J’ai l’impression de lire une bande dessinée me narrant les divers épisodes de la Bible. Passionnant ! Mais hélas, les groupes de visiteurs se poussent aux portes et il faut déjà quitter les lieux, au grand dam de Georges, vous savez notre guide.

En ce troisième jour de croisière, nous avons la chance de découvrir le berceau de la religion byzantine ; une religion qui a participé à la naissance du sentiment national grec. Car l’église orthodoxe est ici omniprésente.

Quelques achats d’icônes au magasin de souvenirs du monastère de Saint-Stéphanos, et c’est déjà l’heure du départ. Les jours défilent à un rythme fou ! Combien de découvertes nous attendent encore pendant les sept prochains jours ?

Estelle Couvercelle

 

 

Commentaires fermés Samedi 28 mai 2011


A gauche, à droite… Je vous avais parlé la dernière fois d’une mer d’huile. Eh bien, je me suis quelque peu avancée. Il suffit de quelques heures en mer pour que tout change. Un roulis irrégulier, plus ou moins intense, nous berce dans la nuit du 27 au 28 mai.

J’avoue que je ne trouve pas cela très désagréable.  Au contraire. Je tangue sur le clavier d’ordinateur. Et le dîner, quelques heures auparavant, avait une saveur particulière.

Aurai-je le pied marin ? Il paraît que ce n’est pas le cas de tous les pèlerins à bord…

Estelle Couvercelle

Commentaires(3) Samedi 28 mai 2011


La messe présidée par Mgr Henri Tessier à proximité de la maison de la Vierge Marie.

Après le parcours « sportif » sur les rues pavées de la cité antique d’Ephèse, la matinée de ce vendredi 27 mai 2011 s’est terminée par une messe célébrée sur le mont des Rossignols, sur les hauteurs d’Ephèse, là ou se trouve la maison de la Sainte Vierge.

« Pour moi, en tant que prêtre assomptionniste, ce lieu est important, nous confiait le P. Sébastien Antoni. J’avais envie de le faire partager à nos pèlerins. » C’est émouvant de voir que la Vierge est vécu là », confie une pèlerine. « Là », c’est une modeste bâtisse en pierre que les touristes visitent dans un silence respectueux.

C’est à proximité de cette maison que Mgr Teissier, archevêque émérite d’Alger, a présidé la célébration en plein air. Un cadre magnifique pour cette messe. « Un endroit très serein, propice à la prière, au recueillement », a confié un pèlerin de la croisière.  Et je me permets d’ajouter : quelle meilleure façon aussi d’approcher du mystère de l’Assomption !

Les pèlerins ont été sensibles à l’homélie de Mgr Henri Teissier : « Qui va au-delà de la sérénité » ;  « Qui touche au domaine de la conviction » « Très pédagogique », pour reprendre les quelques commentaires glanés ici et là.

Il faut reprendre la mer. Cap plein ouest, à Volos exactement. Du port grec, il faudra prendre cette fois la route pour rejoindre les Météores.

Je jette un  coup d’œil dehors : une mer d’huile – ah que j’aimerais y faire un petit plongeon ! Cet après-midi, le Princess Danae longe les côtes turques baignées dans la brume.

Estelle Couvercelle et Boris, le « radio officer » de « Princess Danae ».

Allez, je vais vous laisser car tout à l’heure, ce sera le grand soir, c’est le commandant qui invite ! Avant de me faire belle, j’ai été faire un petit tour du bateau. Au bar, j’ai croisé Boris, le « radio officer », heu l’officier chargé des transmissions sur le Princess Danae. Dans un anglais maladroit et timide, je lui demande si ça ne le dérange pas d’être pris en photo avec moi…

 

 

Estelle Couvercelle

Commentaires fermés Samedi 28 mai 2011


Le P. Sébastien Antoni et son groupe (enfin une partie) devant les ruines de la bibliothèque de Celsus.

« On monte, on descend, on courre, on se perd dans les allées… » Décidément, visiter Ephèse aujourd’hui, c’est le parcours du combattant.

« Que de monde ! » Hé oui, c’est surprenant , et surtout effrayant, de découvrir ses milliers de touristes qui empruntent le même chemin que nos pèlerins. « Heureusement, il y a toujours une âme charitable pour nous remettre sur la bonne voie. »

Difficile d’écouter les explications du guide est en même temps de prendre des photos. Nous avions perdu sur le chemin certains « tête en l’air ». Miracle ! A la sortie du site archéologique, aucune « perte humaine » n’est à déplorer ! Je n’ai toujours pas compris comment, d’où le terme employé de « miracle ».

Estelle Couvercelle

Commentaires(3) Samedi 28 mai 2011


Il faudra une demi-heure de route depuis le port de Kusadasi, pour contempler une des splendeurs de l’antiquité gréco-romaine. Du haut de ses 3 000 ans d’histoire, Ephèse continue à subjuguer les touristes du monde entier – et moi aussi !

Dès l’ouverture du site archéologique, à 9 heures, c’est un flot continu de touristes qui se déverse dans le dédale des ruines gréco-romaines. Adil, notre guide du jour (enfin, celui du groupe du P. Sébastien Antoni), nous annonce d’un air impassible qu’en été, ce ne sont pas moins de 10 000 touristes qui viennent s’immerger dans l’histoire gréco-romaine.

Nos pèlerins sont engloutis dans le flot continu de touristes qui visitent la cité antique d’Ephèse.

A  son apogée, Ephèse comptait  200 000 habitants qui prospéraient grâce au commerce. La ville était idéalement placé, au carrefour des routes d’Orient et d’Occident, sans compter son ouverture sur la Méditerranée. La mer s’est retirée à dix-sept kilomètres de là, après l’ensablement progressif du port. Ce phénomène naturel sonna la fin de l’activité économique d’Ephèse, jusqu’à son déclin au IIIe siècle après J.-C.

 

Mais les vestiges nous rappellent la splendeur passée : un centre intellectuel avec sa fameuse bibliothèque de Celsus, la troisième plus importante au monde dans l’Antiquité et une cité cosmopolite.

 

Le dynamisme et l’universalisme d’Ephèse a conduit l’apôtre Paul à y annoncer la Bonne Nouvelle. Les pèlerins ont donc eu le privilège ce vendredi 27 mai 2011 de mettre les pas de ceux de saint Paul. Ce dernier resta deux ans à Ephèse. Il s’efforçait de convaincre les païens et les juifs de la cité, et ce en parlant « avec assurance  du royaume de Dieu »*.  Plus de 2 000 ans après,  on peut dire qu’il a réussi ;-)

* Actes des Apôtres 19, 1-10.

Estelle Couvercelle

Commentaires fermés Samedi 28 mai 2011


Quel émerveillement de se réveiller avec devant les yeux (à travers le hublot de la cabine) un nouveau paysage ! Jeudi 26 mai, nous avons quitter l’île de Rhodes (Grèce) et sa cité médiévale pour Kusadasi, un port turc situé à une vingtaine de kilomètres d’Ephèse. Le jour s’est levé ce vendredi 27 mai 2011 sur cette cité balnéaire. Le port n’avait pas encore déversé ses flots de touristes des entrailles des deux gigantesques paquebots de croisière à quai. Combien sont-ils à bord ? 4 000, 5 000 ? A côté, le Princess Danae est ses 300 passagers a l’avantage de rester à taille humaine !

Kusadasi, au petit matin. La cité balnéaire turque est encore endormie. Il est à peine 7 heures du matin.

Estelle Couvercelle

Commentaires fermés Vendredi 27 mai 2011


Elle en impose cette vieille ville avec ses puissantes fortifications des Croisés. A l’instar de Carcassonne, Rhodes (Grèce) est une étonnante – et séduisante – cité médiévale est entrée dans la postérité. Et elle a donné son nom à une île stratégique en Méditerranée.

Distante à 20 km des côtes turques, elle est un lieu de passage pour tous ceux qui traversent la partie orientale de la Grande Bleue. Il est alors facile de comprendre pourquoi les Croisés en ont en fait « un camp de base ».

 

La vieille ville de Rhodes nous a séduit. Ce lieu est plus qu’un livre d’histoire ouvert, c’est aussi un site naturel magnifique avec une végétation luxuriante qui s’invite au détour d’une cour intérieure.

 

Estelle Couvercelle

Commentaires fermés Vendredi 27 mai 2011